Une mobilisation pour la solidarité et la durabilité sociale
Par Thibault Dumas le 26 janvier 2006, - Social - Lien permanent
Monsieur De Villepin, qui se
présente comme le chevalier servant de notre modèle républicain n’est en fait
qu’un saltimbanque libéral qui agite le social comme un pompon médiatique. Son
souci de la « concertation sociale » est infirmé par son utilisation de la
procédure parlementaire d’urgence pour avorter le débat de fond. Son discours
de modération politique est démenti par la dureté pratique de ses mesures :
diminution scandaleuse de l’imposition des plus aisés, précarisation de la vie
professionnelle avec le CNE et le CPE. Ses affirmations sur la baisse du
chômage ne trouve d’échos que dans les radiations de l’ANPE : les chômeurs
seraint donc des erreurs statistiques ? Celui qui a bénéficié de la
bienveillance de certains de nos concitoyens, à en fait le même souci de la
morale politique que son éminent monarque en fin de règne Jacques Chirac 2nd :
l'art du décalage abyssale entre parole et vérité. Notre mobilisation contre le
Contrat Première Embauche et pour la solidarité, la durabilité sociale doit
donc être totale.
Le première axe est celui de la formation égalitaire et solidaire que j’ai largement développé (billet que j'avais écris) : pôle de tutorat et d’échanges étudiants lycéens, mise à plat de la hiérarchisation des filières, égalisation des financements par étudiant entre la Faculté et les CPGE, sécurisation des voies professionnelles et en alternance, réinvestissement financiers massifs dans l’enseignement supérieur, combinaison budgétaire entre l’apport des collectivités locales et palliation égalitaire de l’Etat. Repenser le système des études superieurs en mettant fin au système puant des voies élitistes et en créant des grands pôles publiques universitaires. Le financement universitaire doit être pensé comme un investissement de la collectivité pour des étudiants qui serviront ensuite l'intêret collectif, plutôt qu'un quelconque risque que supporterait les jeunes (du fait de l'augementation des frais d'inscription ou de l'endettement). Le système doit permettre d'abord d’augmenter les bourses pour les étudiants de milieux modestes ou en situation de travail précaire. Le deuxième axe est celui de la durabilité sociale dans le monde du travail. Tout d’abord la création d’un cadre légal du stage en entreprise : création d’une charte sur le modèle de la « Charte de Paris pour la réussite des étudiants salariés » (article sur cette politique), création d’un statut du stagiaire dans le code du travail. Mise en place d’un encadrement en binôme du stage : obligation de rémunération quand sa durée dépasse 1 mois, obligation de former un contrat de travail quand sa durée dépasse 6 mois. La rémunération de base serait équivalente à la moitié du SMIC et progressive avec la durée légale du stage. Sur ces problématique il faut noter l’excellent travail du collectif « Génération précaire » . Une autre mesure intéressante est celle des emplois tremplins qui est une action régionale d’accompagnement des jeunes (CDI à temps plein, aide à la rémunération, aide à la formation). C’est un accompagnement social par le haut qui s’oppose radicalement au nivellement par le bas du CNE-CPE. Une dernière mesure est l’accompagnement personnalisé des jeunes et de façon plus spécifique ceux qui sont à la recherche d’un emploi ou qui sont en situation de précarité : l'allocation autonomie personnalisé universelle qui combinerai parcours de formation, valorisation des acquis, insertion sociale et autonomie réel. Pour le financement des ce progrès social il faudrait renverser l'assiette de calcul des cotisations sociales patronales (voir l'impôt sur les sociétés) en pénalisant financièrement la conclusion de contrats instables (CDD, Interim...) et en appuyant fiscalement le contrat stable CDI. Nous serions donc dans le cadre d'un accompagnement solidaire, juste et intelligent des jeunes.
Sur le fond on pourrait faire le parallèle entre ces nouveaux contrats et le fonctionnement du marché du travail au 19ème siècle. La reconduction au jour le jour du CPE-CNE comme on embauché à la journée les ouvriers. Sur la forme Dominique De Villepin fait sien le précepte de Charles Pasqua « la démocratie s'arrête là où commence la raison d'Etat », se fixant comme raison d’Etat un autoritarisme qui mine la transparence politique. Notre ambition collective est de porter le débat démocratique et le mouvement social. Ensemble, nous devons construire un avenir de solidarité et de durabilité sociale pour notre génération.












Commentaires
Le collectif Stop CPE regroupe : l'UNEF (étudiants), l'UNL (lycéens), SUD étudiants, l'UNSA jeunes, la fédération Léo Lagrange, la CGT jeunes, les JCR (communistes-révolutionnaires), les JC (communistes), les JV (verts), le MJS (socialistes), les JRG (radicaux). Participez aux différentes actions qui ont lieu partout en France, Ensemble défendons notre droit à l'avenir: www.stopcpe.net
Info, intox ou débat ? Je cite "De même on peut s’inquiéter de la culture de l’éphémère et de la précarité qu’amènerait cette mesure. Tout d’abord la période dite de « consolidation de l'emploi » de 2 ans, pendant lesquelles l’employeur peut licencié sans motif le salarié par une simple lettre avec accusé de réception. Ce dernier se trouve dans un néant juridique et social et il bénéficie d’une simple indemnité égale à 8 % du montant total de la rémunération" Ici on mèle info et interprétation partisane et erronée : "culture de l'éphémère et de la précarité" rien n'empêche de renvoyer un salarié pour faute grave, la pression psychologique pour l'obtenir, si elle n'existe pas, et bien plus précarisante. En effet combien de salariés sont partis en dépression après des pressions patronales ? Alors il va falloir se poser la question si lmes conditions de vie vont réellement en parir, sur ce pont, non, c'est évident ! Je cite :
"Quelle motivation aurait le jeune dans son travail si la reconduction de son emploi se fait simplement au jour le jour ?Quelle apport en terme d’implication et d’utilité du jeune pour l’entreprise ?" Un patron qui investit dans la formation n'a pas intérêt à virer son employé du jour au lendemain, c'est une simple question de retour sur investissement, placez vous de temps en temps du côté de la psycho du patron et pas de son image de vieu réactionnaire suceur de sang hérité du PCF ! Et enfi, je cite "Si l’on élargit la problématique, on peut imaginer les graves difficultés qui se poseront pour le titulaire du CPE : recherche d’un logement, souscription d’un crédit, financement des études" Les garanties sont prises par le gouvernement alors que, pour ne citer que cela, les 35heures n'avaient pas de volet contraignant en création d'emploi ce qui a permis d'augmenter les cadences, de dénoncer les conventions collectives et autres joyeusetés non prévues et non anticipées ! Alors un peu moins de démagogie ne ferait pas de mal dans le paysage non ?
Mon article comme l'ensemble de mon blog ont avant tout vocation à débattre. Je ne vois pas en quoi il y aurait de l'intox dans ma retranscription détaillé du CPE puisque je reprend des informations existantes (mes sources sont dans les liens à la fin de chaque article). En suite, sur mon interprétation partisane si cela signifie être partisan je le revendique tout à fait : mes articles ont vocations à être politiquement engagés à gauche. Enfin sur le fait d’être démagogique même si dans mon article il y à une large dénonciation de ce contrat je m’efforce (comme dans chacun de mes articles) de réfléchir à des solutions et des mesures concrètes pour résoudre le problème de la formation et de l’entrée dans la vie professionnel de notre génération et des générations futures. Etrangement vous ne les commentait pas et vous ne proposez rien de votre côté…
Baisse scandaleuse de l`imposition des plus aiser, et apres je trouve ca normal, il etait surtaxer, alors que generalement il ont trimer pour arriver a une telle situation... alors pk il payrai le prix fort pour tous les feneant de la france.....
Le mythe de l’acquisition de la richesse par le travail et de la culpabilité des classes sociales les plus pauvres (« la méritocratie ») est une vielle rengaine du courant libéral conservateur. Or dans les faits la richesse est fondamentalement liée à la perpétuation des inégalités sociales : accroissement de la richesse de la caste supérieur, impossibilité de progrès social pour les classes modestes, accroissement des inégalités entre les deux. Ce qui est en jeu est donc la redistribution des richesses et la solidarité en opposition à la fuite en avant inégalitaire et individualiste intrinsèque au néolibéralisme. Sur la forme je récuse totalement le terme de « fainéants » qui est plus que méprisant, sur le fond la théorie des aides sociales génératrices de non-activité est fausse : voir les travaux de la commission sur la pauvreté présidé par Martin Hirsch (Emmaus) et le rapport de la sénatrice Valérie (UC-UDF) sur le minimas sociaux.
Je me doutais qu'on nous sortirait EVA du placard (clin d'oeil à à la fille de qui ?). Un RMI jeune, un beau nonos pour le jeune qui ainsi ne va pas aller manifester. Le revenu de l'assistance et pas celui du travail. Effectivement, les socialistes ont une opposition constructive
Quand on critique on pourrait au moins faire l'effort de lire les précisement propositions (comme je l'est fait pour le CPE), mais ce n'est visiblement pas le cas. Sur le "mythe" néolibéral de l'assistanat et des trappes à l'inactivité voir le rapport de la sénatrice Valérie (UC-UDF) sur le minimas sociaux, je maintiens.
La démocratie s'arrête là où commence la raison d'Etat
Oui mais quand la creativité est plus limitée en terme d'idées pour nos dirigeants ou est la raison ?
Contrat Premiere Emploi avec un systeme simple, c'est peut être possible en tout cas nous le pensons a voir sur
www.imagine2012.net
Un blog pour sourire de la politique : le Blog du Chi
blogduchi.canalblog.com
Un petite anecdote optimiste concernant le mouvement social contre le CPE. Je dis "rêve général" aux pessimistes de tous bords:
La première action le 24 janvier nous étions 40.
La première manifestation le 31 janvier nous étions 5000.
La première AG le 14 février nous étions 15.
La dernière AG le 21 mars nous étions 600.
La dernière manifestation le 28 mars nous étions 3 000 000
Dans l'ensemble, j'adhère à ce texte. Quoi je ne me reconnais toujours pas dans cette jeunesse aussi révoltée devienne-t-elle ! Tous les matins, ces jeunes sortent et vois des gens crever dans la rue, ils ne se révoltent pas. On leur pond un loi, un texte, les voilà tous à sécher les cours.
Conclusion personnelle : c'est beau tout ca, mais l'individalisme est encore dans toutes ces petites tête, c'est chacun pour sa pomme.
Mais bon, je ne vais pas cracher sur ce mouvement pour une fois qu'ils prennent leur avenir en main. J'ai moi-même 20 ans et je n'ai pas été manifester car j'ai de graves problèmes de santé et je suis en arrêt maladie de toute façon donc...
P.S. : SALtimbanque et non SIMLtabanque.
Il faut que les jeunes prennent leur avenir en mainpour sortir de l'individualisme dont tu parles pour construire des projets collectifs et un avenir différent. Je pense que l'engagement de notre génération dans cette lutte va dans le bon sens. Enfin même si tu n'es pas physiquement sur le terrain c'est la révolte de notre conscience contre l'injustice social qui est le plus important.
L'injustice social a démarré plus dramatiquement et plus visiblement encore bien avant le CPE. Il suffit de faire un pas dans la rue pour le voir.

C'est ce que je critique. Les jeunes ont prit conscience de l'injustice quand elle les a concernés. C'est une forme d'individualisme. Et j'ai un petit de mal à croire que l'individualisme participe à lutter contre l'individualisme.
Nous verrons bien, j'observe bien tranquillement installé dans mon fauteuil à la campagne au repos.
J'éspère comme toi un sursaut de conscience collective et de solidarité pour surpasser cet individualisme du mépris et de l'indifférence. En tout cas bon rétablissement...
Le lundi 10 avril après une déclaration de Jacques Chirac, Dominique Galouzeau de Villepin annonce l'abrogation du CPE par le remplacement de l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances. Victoire pour un mouvement social qui avait commençé il y a 3 mois dans le froid et la révolte.
"Le mythe de l’acquisition de la richesse par le travail et de la culpabilité des classes sociales les plus pauvres (« la méritocratie ») est une vielle rengaine du courant libéral conservateur." l'inverse est galement une vieille rengaine du courant marxiste communiste (Marx qui d'ailleur était contre le droit de greve...).
Evidement certains sont riches parceque leurs parents l'étaient, comme certains sont pauvres parceque leur parents l'étaient. Mais nier l'existence d'une "classe" de riches qui se sont enrichies par leur travaille et uniquement leur travaille c'est faire preuve d'ignorance et de jalousie. Relis les théories Marxiste, si il n'était pas tendre avec les capitalistes (detenteur du capital...) il ne l'était pas plus avec l'ouvrier (qui devait etre payé au minimum vital...)
"impossibilité de progrès social pour les classes modestes" c'est exactement ce que perpetue ce mouvement "social" en bloquant les universités et les lycés. Dans le cas de la "crise" du CPE, c'est plutot le camp de la gauche qui fait preuve de conservatisme. Il suffit de prendre pour exemple les pays qui ont le plus faible taux de chomage: Suede, Danemark, Finland etc... il se trouve que se sont également les pays avec la plus grosse representation syndical (et pas juste 8% des actif) mais également les pays ou les lycéens sont au moins billingue voir quadrillingue et comme par hasard se sont des pays ou si il est facile d'embaucher, il est également facile de licencier...
Je ne nie pas l'existence de la richesse et de ceux qui la détienne, je dit qu'être conservateur c'est vouloir garder l'ordre social injuste tel qu'il est. Certes certaines personnes l'ont acquise par le travail mais dans la plupart des cas elles ont béneficiés d'une situation sociale largement privilégié. De plus l'accroissement des richesses peut se faire par la spéculation et les transactions fiancières ce qui ne nécessite pas d'effort particulier. Pas besion de se référer au marxisme pour dire ça. Ensuite concernant les pays nordiques, c'est un bonne exemple mais tu oublies de dire certaines choses. Deja ce sont des petits pays homogènes avec seulement plusieurs millions d'habitants. Ensuite le taux de prélèvement obligatoire est de l'ordre de 54 % contre 42 % en France. Enfin les indemnités chômages sont très élevés : de l'ordre de 1500 euros par mois.
Je finirais en te te demandent de relire tes commentaires par ce que il sont bourrés de fautes d'orthographe et de coquilles. Tu n'as visiblement pas eu de formation suédoise...
Sorry pour les fautes et coquilles. La spéculation et transaction financiere necessite un minimum de connaissances, sinon tout le monde le ferait. Concernant les prelevements des pays nordiques, ce dernier est un prelevement "a la base" alors qu'en france nous avons une multitude d'impots, ce qui au final revient au meme. Concernant les indemnités chomage, elles peuvent etre aussi élévé car la population est moindre. Je ne sais comment on trouverait tout cet argent en france... Et puis c'est Rocard qui a démontrer que la courbe du chomage suivait celle du smic. Concernant la situation sociale tu as raison, mais rapel toi que l'éducation est gratuite en France, mais que visiblement les étudiants preferent faire greve que de tenter de s'élever socialement par le meilleur moyen qui soit: Les études....
Tes remarques sont pleines d'erreurs. Sur la spéculation et les transactions financières tu devrais lire "Quand le capitalisme perd la tête" ou "La Grande désillusion" du prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, c'est édifiant. Concernent les impôts, les prélèvements sont differenciés, ils ne contribuent pas tous à la même chose. Par exemple les cotisations sociales financent la sécurité sociale tandis que l'impôt sur les entreprises finance directement l'Etat. Sur les indemnités chômage la aussi erreur mathématique. Plus il y à de cotisants, plus il y à de rentrées fiscales, on peut donc aider socialement plus de personnes. La proportion d'investissement reste exactement la même. Je vais parler à mes ami(e)s rocardiens du raisonnement que tu attribue à Michel Rocard mais à mon avis il vont s'énerver ! Enfin sur tes remarques sur la grève, c'est une caricature droitière et affligante. A oui c'est vrai le CPE devait nous "élever" socialement.