
Désormais, on peut "crébilloner" en toute
tranquillité. La flânerie devant les boutiques chics de la rue Crébillon (et de
la place Royale) est depuis le 1er juillet dernier strictement piétonne.
Première pierre à l'édifice d'un centre-ville sans voitures ? Le
calendrier établit par la ville de Nantes le suggère : rénovation du cours
des 50 otages lancée cet été, livraison de la place du Bouffay et de la
promenade Feydeau "piétonnisée" avant la fin de l'année, mise en place d'une
zone à trafic limité en centre-ville mi-2012, sans oublier les réfections de la
place Graslin et de l'esplanade du Château qui courront jusqu'à l'automne 2013.
Ouf. Une entreprise urbaine que Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes,
justifie en ces termes « L’ambition est celle d’un centre-ville animé,
convivial, où il fait bon vivre, flâner, travailler. Où l’on profite pleinement
du charme de notre patrimoine, où l’on fait ses courses en toute tranquillité,
où l’on est protégé des nuisances de la circulation automobile ». Haro sur
la voiture donc, avec en ligne de mire les élections municipales de mars
2014.
« Si aujourd'hui je peux vivre du slam
c'est grâce à Grand corps malade mais Grand corps malade ce n'est pas le slam à
lui tout seul, simplement un slameur », met au point d'entrée Alice
Ligier. Quelle est loin la petite fille introvertie qui découvre les mots à
l'aube de ses huit ans. Un poème sur les chaussures en guise d'auto-initiation
à l'écriture et vogue la galère artistique. « Les mots m'ont toujours plu
même si je ne parlais pas beaucoup de moi, j'étais secrète ». En
exploration donc la gamine avec comme figure compréhensive quoique tutélaire sa
grand-mère. Partie trop tôt, celle-ci reste un fil conducteur pour Alice,
artiste adulte et accomplie.
Traitement à la marge de
l'actualité européenne par les médias traditionnels, difficile appréhension des
institutions de l'Union, frilosité des rédactions, endormissement des
correspondants bruxellois, autant d'obstacles à « la construction d’un espace
public à l’échelle de l’Europe ». Et si l'émergence de cette information
européenne empruntait des chemins alternatifs ? Grand reporter « de Brest à
Diyarbakir, du Cap Nord à Gibraltar » pendant 25 ans, Renaud de Chazournes est
le co-fondateur et directeur de la rédaction du site d'information
myEurop.info. Une ambition : « regarder ailleurs pour comprendre ici »
et un regard aiguisé sur le travail des médias mainstream.
Entre deux tours des primaires
citoyennes organisées par le Parti socialiste en France. Face à face, Martine
Aubry, mairie de Lille, et François Hollande, député de Corrèze. Mais quelle
place pour l’Europe dans des débats souvent très nationaux ? Les deux candidats
revendiquent l’héritage européen de Jacques Delors, président (emblématique) de
la Commission européenne de 1985 à 1994, l’une comme "fille de", l’autre comme
ex président du delorien Club témoin. Pour ce second volet, Euros du
Village analyse les propositions de l’ancien Premier secrétaire du PS.
Entretien avec l’eurodéputé Stéphane Le Foll, vice-président du groupe des
socialistes et démocrates (S&D) au Parlement européen, en charge de
l’animation de la campagne de François Hollande..
Il se dresse la, au bout de l’Île de
Nantes, entre deux bras de la Loire, surplombé par la grue Titan grise, jouxté
par les anneaux colorés de Daniel Buren et Patrick Bouchain. Le Hangar à
bananes ou hangar Maurice Bertin (du nom de l'ancien président de la chambre de
commerce) est une longue battisse grise de 150 mètres, basse, carrée, dont
l'architecture tient de l'immobilier portuaire plutôt art déco. L'imaginaire
collectif nantais raccroche l'histoire du hangar à celle de l'esclavage et du
commerce triangulaire. Que neni, il fut construit au lendemain de la seconde
guerre mondiale, prospéra pendant dix ans sur le commerce de bananes et
d'ananas importés de Guinée, devint le pourvoyeur de tout l'Ouest en la matière
puis fut transformé en dépôt de sucre de l'usine Béghin Say du début
des années 1970 jusqu'à sa fermeture 1991.
Entre deux tours des primaires
citoyennes organisées par le Parti socialiste en France. Face à face, Martine
Aubry, mairie de Lille, et François Hollande, député de Corrèze. Mais quelle
place pour l’Europe dans des débats souvent très nationaux ? Les deux candidats
revendiquent l’héritage européen de Jacques Delors, président (emblématique) de
la Commission européenne de 1985 à 1994, l’une comme « fille de », l’autre
comme ex président du delorien Club témoin. Pour ce premier volet, Euros du
Village s’est entretenu avec Pervenche Berès eurodéputée reconnue, chargée
des questions européennes dans la campagne de Martine Aubry.
Hasard urbain. Au numéro 30 de la rue des
Olivettes à Nantes, une crèche associative. Au 28, un club libertin "non
conformiste", l'Orchidée noire, institution nantaise du coquinage
ouverte toute l'année, 7 jours sur 7, de 14h à 2h. Créé il y a 10 ans dans le
quartier de la Madeleine, l'enseigne a ensuite déménagée dans cette ancienne
épicerie au milieu des années 2000. Épicé, l'endroit l'est resté. On entre via
une porte toute de noire matelassée et un grand rideau noir. L'espace est
immense, l'atmosphère particulière, parfois inquiétante, « Au début ça
peut paraître surprenant » concède une échangiste angevine. La décoration
penche du côté de l'érotisme baroque. Au rez-de-chaussée un bar et une
discothèque. Dans un coin l'entrée vers le coin balnéo : jacuzzi, sauna et
hammam. A l'étage la chose se fait plus explicite. Une multitude de chambres
suivant les pratiques : lits ronds pour le sexe en groupe, vitre sans tain
et miroirs pour l’exhibitionnisme, chambre des mille et nuits pour
l'exotisme... Au bout d'un (long) couloir la salle sadomasochiste, sa croix,
ses chaînes.
Enfant, Jean-Félix Fayolle, flânait
dans sa campagne des environs de Couffé en Loire Atlantique. Argentique en
main, il photographiait frénétiquement cars et autres bus. Une fois tirées, les
photos étaient soigneusement compilées dans un classeur. La photographie et le
voyage, les deux sacerdoces de Peff (son nom d'artiste), qui le mèneront 15 ans
plus tard en Amérique latine, pour s'immerger dans les ghettos hispaniques.
Retour aux origines. Le jeune homme aujourd'hui âgé de 28 ans est né à Ancenis
en 1983. Papa agriculteur, maman vendeuse dans une boutique de cadeaux.
« Je viens d'un milieu rural, j'ai passé mon enfance à courir dans les
champs, à faire 15 kilomètres pour aller voir un copain. J'ai toujours voulu
voyager, sortir de mon patelin » confie JFF.





