Blog de Thibault Dumas

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

06 mai 2011

France-Italie : l’abécédaire de la (més)entente

« Les Italiens sont des Français de bonne humeur » disait Jean Cocteau. Le 26 avril dernier, à Rome, lors du vingt-neuvième sommet franco-italien, cette bonne humeur se lit sur les visages du président de la République Nicolas Sarkozy comme du président du Conseil Silvio Berlusconi. Le traité de Schengen ? A réviser disent d’une seule voix les deux chefs d’États. L’OPA du groupe français Lactalis sur l’italien Parmalat ? Les deux pays souhaitent « créer de grands groupes internationaux franco-italiens, italo-français » répond Silvio Berlusconi. La candidature de l’Italien Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) ? « Nous ne le soutenons pas parce qu’il est Italien, nous le soutenons parce que c’est un homme de qualité » affirme Nicolas Sarkozy. Un numéro digne des plus grandes heures de la commedia dell’arte. Derrière les masques politiques, de nombreux achoppements entre les deux cousins transalpins. Petit abécédaire.

Lire la suite...

28 avril 2011

Le nouvel eldorado du football

« Honnêtement, j'ignore presque tout d'Anzhi » concède l'international marocain Mbark Boussoufa en conférence de presse, « les grands noms que le club a attirés et les contrats qu'il leur offre traduisent leurs grandes ambitions » ajoute-il un rien mercantile. Anzhi, c'est le FC Anzhi Makhachkala, club russe du Daguestan (Nord-Caucase), que le milieu offensif a soudainement rejoint cet hiver moyennant un salaire de 2,5 millions d'euros par an. Boussoufa, qui enchantait jusqu'ici le RSC Anderlecht  ainsi que le championnat de Belgique de football (soulier d'or en 2006 et 2010), intègre un effectif de 28 joueurs comprenant 15 étrangers. Le nouveau capitaine d'Anzhi, fraichement arrivé lui aussi, est Roberto Carlos, champion du monde en 2002 avec le Brésil. Le Caucase est bien le nouvel eldorado du football.

Lire la suite...

26 janvier 2011

La faucille et l'olivier

Nous sommes en 2011, toute l'Union européenne est dirigée par des capitalistes… Toute ? Non ! Car une île peuplée d'irréductibles collectivistes résistent encore et toujours à l'impérialisme et au capitalisme. La République de Chypre, ses 780 500 habitants, sa superficie proche de celle de la Corse… et son pouvoir communiste. Le Parti progressiste des travailleurs (AKEL) et son poing auréolé d'un marteau, dominent depuis une décennie la scène politique de Chypre, l'île au drapeau orné de deux branches d’oliviers et d'une carte couleur cuivre. Le président Dimitris Christofias, élu aux élections présidentielles de février 2008, est le seul et unique chef d’État communiste au sein de l'Union européenne. Un vestige soviétisant au milieu de la Méditerranée.

Lire la suite...

16 mai 2010

L'Europe responsable de la crise grecque ?

Mieux que les Experts de Las Vegas, Miami ou New York, il y a les agents de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne (BCE) en Grèce. Depuis 3 semaines, main dans la main avec ceux du Fonds monétaire international (FMI), ils effectuent des descentes dans les ministères grecques « dépensiers ». Ces limiers épluchent les comptes, dissèquent les dépenses et font la traque au gaspillage. Car le plan d'austérité du gouvernement de George Papandreou - qui obéit aux recommandations du FMI et de l'UE – vise à économiser 30 milliards d'euros sur 3 ans. Soit une réduction du déficit budgétaire de 8,1% du PIB aujourd'hui à 2,6% du PIB en 2013. L'Europe se fait ainsi gardienne du temple de l'orthodoxie budgétaire grecque. Un réveil bien tardif.

Lire la suite...

23 août 2009

Fièvre fasciste en Europe

Aux premiers jours de l'été 2009, tous les projecteurs se sont braqués sur la petite ville de Hénin-Beaumont dans le Nord de la France. La République toute entière a tremblé à l’occasion d'une municipale partielle dans cette commune de 26 000 habitants du Pas-de-Calais. L'extrême droite qui laboure depuis 15 ans cette terre ouvrière sur le déclin sera passée à 528 voix d'une victoire symbolique retentissante. Ce résultat confirme que si depuis 2007 le Front national est affaiblit électoralement, il prospère idéologiquement. Son national-populisme s'est dissout dans le sarkozysme triomphant. A l'échelle de l'Europe la situation est encore plus préoccupante, l'ultra droite dans sa version la plus xénophobe et fascisante connaît partout sur le vieux contient une seconde jeunesse. Dans 18 pays européens elle est à son plus haut niveau historique tandis que dans 5 d'rntre eux elle est au pouvoir avec la droite libérale-conservatrice (Italie, Danemark, Suisse, Slovaquie et Lettonie).

Lire la suite...

25 juin 2009

Glissement néo-conservateur

Bruno Le Maire est un homme politique respectable. Ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin de 2005 à 2007, ce germanophone aux qualités littéraires remarquables incarne une certaine droite sociale déformée par l’offensive du néo-libéralisme (typiquement l’épisode du CPE). Son passage au secrétariat d'État en charge des Affaires européennes (de décembre 2008 à juin 2009) fut largement instrumentalisé par Nicolas Ier en vue des élections européennes et de la nouvelle Commission européenne, mais personne ne remet en cause son européisme. Car Bruno Le Maire est europhile autant que son successeur aux Affaires européennes Pierre Lellouche est atlantiste. Le député UMP de Paris est en effet un véritable ayatollah néo-conservateur, l’homme le plus bushiste de la classe politique française.

Lire la suite...

16 juin 2009

La gauche européenne au fond du trou

« Une triste soirée pour la social-démocratie » selon Martin Schultz, président du groupe socialiste au Parlement européen. Un euphémisme, même à froid. La gauche social-démocrate européenne est en lambeaux (21,5% des voix), tandis que la gauche ex-communiste rétrécie (4,3%) comme peau de chagrin et que les écologistes pèsent encore peu (7,2%). Un raz de marée bleu aux reflets gris a déferlé partout en Europe à l’exception de la Grèce, Malte, le Danemark et la Suède qui flottent tels des radeaux de survie rose. Le PPE libéral-conservateur, culmine à 35,9% des voix, tiré vers la droite par le sarko-berlusconisme et une extrême droite europhobe qui fait une percée aux alentours de 12,5%. On ne saurait élucider la défaite encore plus cruelle du PS en France par de simples explications nationales. Les mines déconfites des camardes socialistes, les séances d’auto-flagellation des cadres du PS sont le reflet d’une gauche européenne profondément en crise.

Lire la suite...

27 mai 2009

4 raisons de voter pour le Parti socialiste européen

Les élections européennes c’est un peu comme l’histoire de la poule et de l’œuf. On ne sait qui des citoyens ou des médias se sont désintéressés en premier de ce scrutin. Mais la réalité démocratique est la. Depuis la première élection directe du Parlement européen l’abstention n’a eu de cesse d’augmenter : de 39,3% en 1979 à 57,2% en 2004. Ce phénomène n’est pas spécifique à la France puisque lors de ces dernières élections l’abstention était de 55,5% en moyenne dans l’Union européenne. Pourtant l’enjeu est crucial à l’aune d’une crise capitaliste d’une rare violence, particulièrement pour les salariés et la jeunesse européenne. Il y a urgence à renouer avec le fil d’une Europe sociale et démocratique, à combattre le fanatisme libéral, qui sous les bons mots est toujours aussi virulent en Europe. Voici 4 raisons de voter pour les listes du Parti socialiste européen le 7 juin.

Lire la suite...

- page 2 de 3 -