Blog de Thibault Dumas

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16 mai 2010

L'Europe responsable de la crise grecque ?

Mieux que les Experts de Las Vegas, Miami ou New York, il y a les agents de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne (BCE) en Grèce. Depuis 3 semaines, main dans la main avec ceux du Fonds monétaire international (FMI), ils effectuent des descentes dans les ministères grecques « dépensiers ». Ces limiers épluchent les comptes, dissèquent les dépenses et font la traque au gaspillage. Car le plan d'austérité du gouvernement de George Papandreou - qui obéit aux recommandations du FMI et de l'UE – vise à économiser 30 milliards d'euros sur 3 ans. Soit une réduction du déficit budgétaire de 8,1% du PIB aujourd'hui à 2,6% du PIB en 2013. L'Europe se fait ainsi gardienne du temple de l'orthodoxie budgétaire grecque. Un réveil bien tardif.

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23 août 2009

Fièvre fasciste en Europe

Aux premiers jours de l'été 2009, tous les projecteurs se sont braqués sur la petite ville de Hénin-Beaumont dans le Nord de la France. La République toute entière a tremblé à l’occasion d'une municipale partielle dans cette commune de 26 000 habitants du Pas-de-Calais. L'extrême droite qui laboure depuis 15 ans cette terre ouvrière sur le déclin sera passée à 528 voix d'une victoire symbolique retentissante. Ce résultat confirme que si depuis 2007 le Front national est affaiblit électoralement, il prospère idéologiquement. Son national-populisme s'est dissout dans le sarkozysme triomphant. A l'échelle de l'Europe la situation est encore plus préoccupante, l'ultra droite dans sa version la plus xénophobe et fascisante connaît partout sur le vieux contient une seconde jeunesse. Dans 18 pays européens elle est à son plus haut niveau historique tandis que dans 5 d'rntre eux elle est au pouvoir avec la droite libérale-conservatrice (Italie, Danemark, Suisse, Slovaquie et Lettonie).

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25 juin 2009

Glissement néo-conservateur

Bruno Le Maire est un homme politique respectable. Ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin de 2005 à 2007, ce germanophone aux qualités littéraires remarquables incarne une certaine droite sociale déformée par l’offensive du néo-libéralisme (typiquement l’épisode du CPE). Son passage au secrétariat d'État en charge des Affaires européennes (de décembre 2008 à juin 2009) fut largement instrumentalisé par Nicolas Ier en vue des élections européennes et de la nouvelle Commission européenne, mais personne ne remet en cause son européisme. Car Bruno Le Maire est europhile autant que son successeur aux Affaires européennes Pierre Lellouche est atlantiste. Le député UMP de Paris est en effet un véritable ayatollah néo-conservateur, l’homme le plus bushiste de la classe politique française.

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16 juin 2009

La gauche européenne au fond du trou

« Une triste soirée pour la social-démocratie » selon Martin Schultz, président du groupe socialiste au Parlement européen. Un euphémisme, même à froid. La gauche social-démocrate européenne est en lambeaux (21,5% des voix), tandis que la gauche ex-communiste rétrécie (4,3%) comme peau de chagrin et que les écologistes pèsent encore peu (7,2%). Un raz de marée bleu aux reflets gris a déferlé partout en Europe à l’exception de la Grèce, Malte, le Danemark et la Suède qui flottent tels des radeaux de survie rose. Le PPE libéral-conservateur, culmine à 35,9% des voix, tiré vers la droite par le sarko-berlusconisme et une extrême droite europhobe qui fait une percée aux alentours de 12,5%. On ne saurait élucider la défaite encore plus cruelle du PS en France par de simples explications nationales. Les mines déconfites des camardes socialistes, les séances d’auto-flagellation des cadres du PS sont le reflet d’une gauche européenne profondément en crise.

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27 mai 2009

4 raisons de voter pour le Parti socialiste européen

Les élections européennes c’est un peu comme l’histoire de la poule et de l’œuf. On ne sait qui des citoyens ou des médias se sont désintéressés en premier de ce scrutin. Mais la réalité démocratique est la. Depuis la première élection directe du Parlement européen l’abstention n’a eu de cesse d’augmenter : de 39,3% en 1979 à 57,2% en 2004. Ce phénomène n’est pas spécifique à la France puisque lors de ces dernières élections l’abstention était de 55,5% en moyenne dans l’Union européenne. Pourtant l’enjeu est crucial à l’aune d’une crise capitaliste d’une rare violence, particulièrement pour les salariés et la jeunesse européenne. Il y a urgence à renouer avec le fil d’une Europe sociale et démocratique, à combattre le fanatisme libéral, qui sous les bons mots est toujours aussi virulent en Europe. Voici 4 raisons de voter pour les listes du Parti socialiste européen le 7 juin.

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24 février 2009

Acharnement politique en Italie

Le 17 février dernier, l'Assemblée nationale française votait à l’unanimité la création d'une allocation d'accompagnement de la fin de vie. Des rangs de la gauche communiste, écologiste et socialiste, en passant par ceux du centre, jusqu’à la majorité de droite UMP, la réforme est soutenue par toute la représentation nationale. C’est un progrès indéniable, bien qu'insuffisant, dans l’approche qu’a la société française de la fin de vie. A l’inverse, en Italie, la droite berlusconienne s'acharne et la société transalpine se déchire autour du cas d'Eluana Englara. Cette jeune femme de 38 ans, dans le coma depuis 1992, a obtenu (par le biais de sa famille) le droit à mourir auprès de la Cour de cassation italienne. Elle est décédée le 8 février dernier à la clinique « la Quiete » à Udine.

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16 octobre 2007

Une idée certaine de l'Europe

Le temps est à la nation. Henri Guaino refait avec Nicolas Sarkozy le coup du nationalisme cocardier voir du néocolonialisme comme jadis le duo Garaud-Juillet l'avait fait avec Jacques Chrirac. Il y a six mois, Ségolène Royal dégaine (à la stupéfaction générale) le drapeau tricolore, la Marseillaise et rengaine le drapeau européen comme l'Internationale. Même le rugby sport collectif et solidaire par essence, est réduit à un magma de chauvinisme par le rouleau compresseur TF1. Le temps est à la nation et au nationalisme. Il faut donc plus que jamais parler d'Europe et porter un nouvel idéal européen : progressiste, social et démocratique.

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23 février 2007

L'échec ultime du blairisme

"L'Angleterre est le pire pays développé pour les enfants qui y grandisse". Qui est l'auteur de ces phrases ? La Parti conservateur britannique ? L'extrême gauche anglaise ? Des anglosceptiques notoires ? Non, une étude de l'UNICEF sur la pauvreté infantile dans les pays développés, passée inaperçue en France, qui y place l'Angleterre au dernier rang juste derrière les États-Unis. C'est selon moi la l'ultime démonstration de l'échec du néo travaillisme anglais : échec social mais aussi européen et international. C'est la défaite  de cette digestion de l'héritage thatchérien par l'institutionnalisation d'une société précaire et inégalitaire en échange de quelques gouttes de justice sociale. C'est la défaite de l'opportunisme politique articulé par le "spindoctoring" à outrance.

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